Michel Campeau

Michel Campeau est né en 1948 à Montréal où il vit et travaille.
Il est diplômé de l'Institut des arts graphiques de Montréal (1968). Le travail de Michel Campeau s'est vu récompensé des Prix du Duc et de la Duchesse d'York en photographie (Conseil des arts du Canada, 2010), de la Bourse PRIM/Dazibao (2010) et de la Bourse Jean-Paul-Riopelle, du Conseil des arts et lettres du Québec (2009-2010).
Il expose depuis 1971 et ses travaux sont présents dans de nombreuses collections.


2011

oeuvre à l'encan

Sans titre 1756 [Bruxelles, Belgique]
La chambre noire, 2007-2009
Photographie numérique / tirage de 4
Impression sur papier Canson
Format app. de l'image : 54,6 x 41 cm
Prix de départ : 800 $

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L'œuvre proposée à l'encan de Plein sud figure sur la couverture du magazine montréalais Ciel Variable publié au printemps 2011. Elle est extraite d'un nouveau corpus d'images réalisées au cours des cinq dernières années dans les chambres noires des artistes, des photographes et des laboratoires professionnels, des agences de presse, des écoles d'enseignement, des musées, des centres d'archives et des photoclubs. La création du corpus d'exposition m'a conduit de Montréal à Tokyo en passant par La Havane, Toronto, Niamey, Berlin, Hô-Chi-Minh, Mexico, Bruxelles et Paris.

Acteur et témoin d'une période charnière de l'histoire de l'art et des technologies, pris en tenaille entre les procédés de captation analogiques et numériques, j'investis la chambre noire en tant que ruines et débris post-industriels. En résonnance étroite avec la notion d'endeuillement, au fondement même de mes actes créatifs, je documente l'état des lieux à la manière d'un expert en sinistre, en quête d'indices retrouvés sur « le théâtre du crime », là où la grisaille inactinique et le temps suspendu masquent l'empreinte des lieux et la sédimentation du travail manuel.

Enquête profanatoire et sacrilège, j'éclaire de plein-fouet, le calfeutrage de la lumière parasitaire, la mécanique des agrandisseurs, le bric-à-brac électrique, le zig-zag de la plomberie, les systèmes motorisés, les conduits d'aération, l'éclaboussure des sels d'argent et le compte à rebours des minuteries défiant la disparition du spectre panchromatique, désormais désertée par l'essor fulgurant de l'informatique.

Prenant l'histoire de la photographie à témoin, mes travaux se veulent une contribution au rôle emblématique de la chambre noire en tant qu'espace de création sans équivalence aucune parmi les technologies de reproduction des images.

Michel CAMPEAU, 2 juin 2011


2007

oeuvre à l'encan

Humus (série), Corpus : Territoires, 2001-2007
Photographie argentique
25,5 x 20 cm

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Après une prolifique carrière qui lui a permis de réaliser des photographies d'abord marquées par le réalisme social puis par une approche autobiographique, Michel Campeau a produit, à partir de 2001, le corpus Territoires. Celui-ci est empreint du dualisme caractéristique de l'ensemble de son œuvre, soit une opposition entre mort et renaissance, noirceur et lumière, fatalisme de la vie et quête du bonheur. Dans l'image présentée ici, il questionne notamment la place de l'homme dans le paysage et révèle une volonté manifeste de s'ancrer au monde.

2005

oeuvre à l'encan

Sans titre (série L'ombre de soi, corpus Arborescences), 2000-2003
Photographie couleur
61 x 42 cm

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Le corpus Arborescences est une série réalisée au début des années 2000 dans des jardins communautaires urbains. La végétation y est présentée comme une métaphore des sentiments positifs qui animaient alors l'artiste.  Ici, il introduit sa silhouette dans le cadre de l'œuvre proposant ainsi une réflexion ontologique sur le travail photographique.