Martin Désilets

Né à Beloeil en 1969, Martin Désilets travaille à Montréal.
Il a obtenu une maîtrise en arts platiques de l'Université du Québec à Montréal en 1999, ainsi qu'un baccalauréat à la même université en 1995.
Il expose depuis 1999. Il a obtenu la Bourse Plein sud en 2006.

Site Internet de l'artiste : martindesilets.com


2013

oeuvre à l'encan

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Fading Icons (variation #1 sur « Peinture suprématiste »
avec rectangle noir et triangle bleu de Kasimir Malévitch)


2012, impression à jet d'encre sur papier chiffon (édition 2 de 5)
71 x 71 cm
Crédit photographique : Martin Désilets
Prix de départ : 600 $

Dans la série Fading Icons, Martin Désilets repeint et réorganise les formes géométriques de tableaux emblématiques de l’abstraction, pour ensuite les photographier. Des mouvements de caméra effectués durant la prise de vue brouillent la netteté de ces aplats colorés, et engendrent une étonnante multiplicité d’effets visuels et de suggestions de mouvement. Le titre Fading Icons désigne à la fois l’évanescence des images qui en résultent et la distance historique croissante qui nous sépare de l’âge exalté des avant-gardes, dont nous ne partageons plus les certitudes ni la foi dans l’absolu – un écart que Désilets souligne et exploite par les transformations qu’il fait subir à ces œuvres « iconiques ».

- Patrice Loubier


2011

oeuvre à l'encan

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Élégie #2 (gomme de pneu de Formule 1 sur muret de protection), 2007
Photographie (impression au jet d'encre)
35 x 91 cm
Photo : Martin Désilets
Prix de départ : 300 $

Entre 2006 et 2009, j'ai documenté des marques laissées par l'impact de voitures de course (F1) sur des murets de protection qui entourent les circuits où évoluent ces bolides. Dans ces traces, j'ai trouvé des tableaux. Des réflexions me sont aussi venues à l'esprit, à propos du progrès, des avancées technologiques et de ses usages, des avant-gardes, de la modernité et de ses apories, d'une certaine pulsion de mort... La charge symbolique de ces images, leur structure, leur dimension lyrique, quasi-sonore, de même que la filiation qu'elles entretiennent avec la peinture expressionniste abstraite — filiation par ailleurs déconstruite du fait qu'il s'agit de photographies documentaires — m'ont amené à les intituler « Élégie », en référence à cette poésie lyrique et plaintive, associée à la nostalgie, à la perte, au deuil, à la mort. La forme élégiaque trouve sa résonance ici non pas tant dans l'évocation du risque associé au métier de coureur automobile, mais plutôt des morts annoncées maintes fois de la peinture et celles, consumées, des avant-gardes, de l'idée d'un progrès émancipateur, d'une vision utopique et d'une certaine idée de l'art. Ce tirage provient d'une édition de petit format de Élégie no 2.

- Martin Désilets


2009

oeuvre à l'encan

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Les agglomérations — cartes postales et petits formats, extrait no 16, 2002-2003
Impressions au jet d'encre archive et acrylique sur papier
28 x 38 cm
Crédit photographique : Martin Désilets
Prix de départ : 425 $

La série Les agglomérations a été réalisée à la suite de séjours de Martin Désilets au Liban en 2001 et 2002. Comme l'écrit l'artiste, il s'agit : « ... [d']un vaste corpus constitué de plusieurs dizaines d'œuvres, où se jouxtent et se superposent des éléments photographiques, peints ou assemblés (collage). Ce projet est l'aboutissement d'un important cycle d'expérimentations en atelier; un travail, une série de gestes et un processus de création qui s'accompagnent d'une réflexion autour des notions d'hybridation culturelle, de partage du territoire, de la destruction et la reconstruction du tissu urbain et social, de l'aménagement de la diversité et finalement, d'un possible vivre ensemble ».

2007

oeuvre à l'encan

Petite agglomération — cartes postales de Baalbek, Beyrouth, Tripoli et Tyr, 2007
Cartes postales découpées sur papier
28 x 38,2 cm

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À surveiller :
À titre de récipiendaire de la Bourse Plein sud 2006, Martin Désilets présentera sa production récente à Plein sud du 22 mai au 23 juin 2007.
Au cours des ans, Martin Désilets a développé un langage pictural éclectique faisant appel aussi bien au dessin, à la peinture et à la photographie qu'à des images trouvées. S'intéressant à la notion de territoire — tantôt réel, tantôt imaginé —, il a réalisé une série d'œuvres à la suite de séjours au Liban. Sur un mode poétique et fragmenté, le collage ici présenté aborde les thèmes de l'hybridation culturelle, du partage d'un espace géographique ainsi que de la destruction et la reconstruction d'un tissu social et urbain.