Marie-France Brière

Foyers

2 avril au 28 avril 2002
Sculpture

Vernissage le mardi 2 avril à 19 h
Un opuscule rédigé par Sylvie Parent a été lancé le jour du vernissage, en présence de l’auteure qui a prononcé une capsule-conférence.

D’une façon générale, les sculptures de Marie-France Brière se caractérisent par leur simplicité, leur sobriété, voire leur dépouillement, ce qui les lient d’une certaine façon avec la tradition minimaliste. Les volumes sont la plupart du temps massifs et les formes géométriques.

Bien qu’elle ait utilisé divers matériaux tout au long de sa carrière, l’artiste a souvent privilégié l’utilisation de la pierre. Pour son exposition à Plein sud, elle poursuit son travail sculptural autour de la schématisation de la forme en proposant deux ensembles distincts. Un premier groupe d’œuvres est composé de sept monolithes de granit liés entre eux par des éléments en marbre et bois brûlé. Cet ensemble prend la forme d’un arbre généalogique universel et s’inscrit dans la continuité du travail déjà amorcé par l’artiste dans l’exposition Blancs (Dazibao, Montréal, 2000) traitant du thème de la famille. Dans le deuxième ensemble, Marie-France Brière présente une production où elle fait intervenir le feu. Elle a construit par assemblage une forme compacte, plutôt organique cette fois, réalisée à partir de paille et de divers objets combustibles - bois, meubles, livres, etc. Elle recouvre ces accumulations d’une couche de plâtre. Puis, l’action du feu se fait de l’intérieur et la sculpture est créée par la disparition de sa forme. L’enveloppe de plâtre agit alors comme une empreinte, une coquille qui garde la mémoire de ce plein devenu vide.

Avec Éclipse et Cendres, Marie-France Brière réalise des œuvres qui invitent à éprouver l’expérience de la durée, de la fin et de l’intemporel, à questionner le parcours individuel dans la linéarité temporelle et à concevoir l’arrêt, la remémoration, la rétrospection, la projection dans le temps. L’aspect le plus troublant de ces œuvres réside, sans aucun doute, dans l’évocation de la fin de l’existence, de la manifestation corporelle de l’humain, de l’évidence matérielle de l’individu. Elles proposent que cette absence n’est qu’une éclipse, une disparition apparente et momentanée.

Sylvie Parent

Notice biographique

Née en 1957 à Montréal ; vit et travaille à Montréal
Maîtrise en arts plastiques, Université du Québec à Montréal, 1989
Expose depuis 1988

Remerciements

L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec, les membres de l’atelier Formaviva, Claude et Milan Bernard ainsi que Jules Lasalle.

Portfolio  


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